Pour la survie de la pêche récréative du bar

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Note de synthèse du Gifap du 5 février 2018.

Pour la survie de la pêche récréative du bar

1- Le problème actuel :

Compte tenu de la nécessaire politique de préservation des espèces, et du bar en particulier, le Conseil européen a pris en décembre dernier des décisions extrêmes en interdisant toute capture récréative du bar au Nord du 48ème parallèle.
Cette décision apparaît à la fois :
* Déraisonnable, puisqu’aucune étude sérieuse de prélèvement n’a été effectuée en l’absence de carte de pêche pour la pêche de loisir en mer,
* Inéquitable, puisque parallèlement la pêche professionnelle à la ligne du bar est toujours autorisée,
* Économiquement risquée, puisqu’elle est fortement préjudiciable aux entreprises du secteur et en particulier aux 150 détaillants français situés en bord de côte dont certains sont ainsi condamnés à disparaître ( la pêche du bar représente entre 1/3 et 50% de leur chiffre d’affaires).
Cette décision provoque en conséquence une forte mobilisation :
* des entreprises du secteur, qui ont lancé un collectif de protestation qui regroupe fabricants et revendeurs,
* des particuliers ( 2 millions de pêcheurs en mer en France ) qui se manifestent nombreux sur les réseaux sociaux et, fait nouveau, par des manifestations de rue.
2- Les besoins de limitation des prélèvements :
Les professionnels du secteur sont les premiers supporters de mesures raisonnables et sérieuses de limitation des prélèvements à fois pour la pêche professionnelle et pour la pêche récréative. Ces mesures sont nécessaires autant par souci écologique qu’économique en assurant le futur des filières qui dépendent de la ressource.
Ceci étant, nous constatons aujourd’hui une dérive dangereuse qui conduit à condamner à terme la pêche récréative en mer :
* Jusqu’en 2015 : Aucune mesure de restriction.
* 2016 et 2017 : Révision des quotas à la baisse pour la pêche professionnelle ; Pour la pêche récréative : Taille des captures portée de 36 à 42 cms; Interdiction de toute capture de janvier à juin et capture de 1 bar par jour et par pêcheur au Nord du 48ème parallèle ( 5 au Sud ).
* 2018: Interdiction de toute pêche professionnelle au filet du bar, mais possibilité maintenue pour la pêche professionnelle à la ligne ; Interdiction de toute capture récréative au Nord du 48eme ( et réduction de 5 à 3 au Sud ).
3- Nos recommandations :
* Pour 2018: Mesures transitoires identiques à celles de 2017: Autorisation de capture d’1 bar par jour de juillet à décembre au Nord du 48eme ( 3 au Sud ).
* Pour 2019 : Interdiction de toute pêche professionnelle et récréative du bar pendant la période de fraie ( janvier à Avril ); Mise en place de carte de pêche de mer et obligation déclarative des prises sur site internet dédié pour mesurer l’impact réel de la pêche récréative sur les prélèvements ; en parallèle reconduction de la mesure transitoire de capture d’un bar par jour.
* Pour 2020: Mise en place d’une politique de préservation des espèces et de limitation des prises en fonction de l’étude menée en 2019.

 

Conclusion :

Les décisions prises au niveau Européen pour la pêche récréative du bar au dessus du 48eme parallèle concernent en réalité et principalement les pêcheurs français.

Ceux-ci se mobilisent fortement aujourd’hui et souhaitent être écoutés, dès lors que leur demande est parfaitement raisonnable et tout à fait légitime.

Hugues Nello

Président

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